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Blessures de l’âme et pensées négatives : comment fermer la porte à l’ennemi ?

September 11

Campus: Sermons

Blessures de l’âme et pensées négatives : comment fermer la porte à l’ennemi ?

Blessures de l’âme et pensées négatives : comment fermer la porte à l’ennemi ?

Certaines batailles spirituelles sont évidentes. D’autres s’installent silencieusement dans nos raisonnements, nos blessures et la manière dont nous interprétons notre propre vie.

Dans cet enseignement de la série Gagner le combat, Ps Bola Ogedengbe attire l’attention sur une réalité essentielle : la Bible nous avertit de ne laisser « aucune place au diable ». Cette place peut être liée à des comportements visibles, mais aussi à des blessures et à des schémas de pensée que nous avons fini par considérer comme normaux.

Éphésiens 4 évoque notamment la colère, l’amertume, les paroles malsaines, la calomnie et la méchanceté. L’enjeu est clair : le chrétien doit apprendre à reconnaître ce qui crée en lui une vulnérabilité.

Les blessures de l’âme ne doivent pas devenir une identité

L’une des blessures longuement abordées dans l’enseignement est le rejet.

Une personne blessée par le rejet peut finir par interpréter les situations à travers cette blessure. Un simple refus devient : « On ne veut pas de moi. » Une remarque devient la preuve que les autres ne l’aiment pas. Une situation neutre prend soudain un sens hostile.

Le problème est alors plus profond que la circonstance elle-même : le rejet commence à gouverner la perception.

C’est pourquoi Ps Bola insiste :

« Mais chaque personne qui veut se libérer de ce rejet doit comprendre ce que Dieu pense d’elle. »

Le Psaume 27 rappelle que même si les relations humaines les plus fondamentales venaient à manquer, Dieu demeure Celui qui nous accueille.

10 Même si mon père et ma mère viennent à m’abandonner, l’Eternel m’accueillera.

La guérison commence donc lorsque notre identité cesse d’être déterminée exclusivement par ce qui nous est arrivé.

Refuser de vivre dans la honte

La honte constitue une autre vulnérabilité majeure.

Elle peut concerner l’apparence, une situation familiale, un échec public, un ministère qui ne produit pas encore les résultats espérés ou simplement le sentiment de ne pas être à la hauteur.

Mais lorsqu’une personne laisse la honte gouverner sa vie, elle commence à se cacher, à se comparer, à éviter certaines situations et parfois à prendre des décisions uniquement pour échapper à ce sentiment.

Ps Bola raconte l’exemple d’un serviteur de Dieu qu’elle avait connu. Lorsqu’elle visita son église, elle perçut immédiatement sa honte face au petit nombre de personnes présentes. Des années plus tard, il n’était plus dans le ministère et avait adopté une direction de vie totalement différente.

Le danger n’était pas simplement que son assemblée fût petite. Le danger était que la honte influence son identité.

À l’inverse, elle évoque un autre serviteur de Dieu qui connut une crise sévère lorsqu’un associé quitta l’église en emmenant de nombreuses personnes. Lorsqu’elle le revit quelques années plus tard, l’œuvre avait retrouvé une croissance remarquable.

La différence essentielle : il ne s’était pas laissé immobiliser.

« Le chrétien n’est pas celui qui ne se trompe jamais ou qui n’échoue jamais. C’est celui qui ne s’avoue jamais vaincu. »

Ne transformez pas votre échec en forteresse

L’échec devient particulièrement dangereux lorsqu’il produit une conclusion intérieure définitive :

« J’ai essayé. Cela n’a pas marché. Je n’y arriverai jamais. »

À ce moment-là, l’événement est terminé, mais la pensée continue de gouverner.

Une personne peut alors refuser de nouvelles opportunités, abandonner ce que Dieu lui demande ou hésiter constamment parce qu’un ancien échec est devenu une définition de son avenir.

L’enseignement invite au contraire à recevoir une nouvelle vision de l’avenir et à se relever.

L’apitoiement sur soi affaiblit

Le passage consacré à Élie illustre ensuite un autre piège : l’apitoiement sur soi.

Après une victoire extraordinaire, Élie affirme qu’il est resté seul. Pourtant, Dieu lui révèle qu’il existe encore sept mille hommes qui n’ont pas fléchi le genou devant Baal. (1 Rois 19)

La perception d’Élie ne correspondait donc plus entièrement à la réalité.

C’est un avertissement.

Lorsque nous commençons à nous répéter que tout est plus difficile pour nous, que personne ne nous comprend, que les autres sont favorisés et que nous sommes les seuls à devoir combattre, nous pouvons magnifier l’adversité jusqu’à oublier ce que Dieu a déjà fait.

Ps Bola affirme :

« Nous ne sommes plus des êtres à plaindre. Nous sommes devenus des gens victorieux. »

Elle raconte elle-même avoir connu des périodes où elle se réveillait sous une oppression et devait choisir entre céder à l’apitoiement ou refuser cette direction de pensée.

Ce choix répété fut déterminant.


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La pensée constitue une porte majeure

L’enseignement arrive ensuite à ce que Ps Bola appelle une deuxième grande catégorie de portes : les portes de la pensée. Nos pensées produisent des attitudes. Elles alimentent des émotions. Elles influencent nos décisions. C’est pourquoi 2 Corinthiens 10 présente le combat spirituel également en termes de raisonnements et de pensées qui doivent devenir prisonniers de l’obéissance à Christ.

Nous renversons les raisonnements et tout obstacle qui s’élève avec orgueil contre la connaissance de Dieu, et nous faisons toute pensée prisonnière pour qu’elle obéisse à Christ. 

Autrement dit : le chrétien n’est pas appelé à accepter automatiquement tout ce qui lui traverse l’esprit.

Une pensée peut être examinée.

Est-elle vraie ?

Correspond-elle à la Parole de Dieu ?

Produit-elle la foi ou alimente-t-elle constamment le rejet, la peur, la honte, la méchanceté ou l’incrédulité ?

Les forteresses d’incrédulité

Ps Bola va plus loin en parlant de « forteresse d’incrédulité ». Lorsqu’un projet se présente, la personne voit immédiatement pourquoi il échouera.

Lorsqu’une opportunité apparaît, elle se retire. Lorsqu’une parole de Dieu exige un pas de foi, elle trouve continuellement des raisons pour retarder.

L’incrédulité n’est alors plus une pensée occasionnelle. Elle devient un système.

Mais le croyant peut choisir un autre fonctionnement : apprendre à faire confiance à Dieu, même lorsque ses expériences passées ont été difficiles.

« Si nous avons échoué par le passé, ce n’est pas grave, parce que Dieu n’a jamais échoué. »

L’accoutumance à l’anormal

L’un des avertissements les plus percutants de l’enseignement concerne ce que Ps Bola appelle « l’accoutumance à l’anormal ».

Une personne peut vivre tellement longtemps dans la peur, la passivité, le découragement ou l’incrédulité qu’elle finit par appeler cela son caractère ou sa vie normale. Pourtant, une expérience devenue familière n’est pas nécessairement conforme à la volonté de Dieu.

Il faut donc accepter d’être « secoué », de réexaminer ce que nous avons normalisé et de nous demander :

Est-ce réellement ainsi que Dieu veut que je vive ?

La solution : renouveler son intelligence

Romains 12:2 établit un lien direct entre le renouvellement de l’intelligence et la transformation de la vie.

Le renouvellement ne signifie pas simplement apprendre quelques versets supplémentaires. Il implique une nouvelle manière de penser.

Ps Bola résume cette discipline par une formule très simple :

« Si Jésus ne va pas le penser, je ne vais pas le penser. »

Cela signifie apprendre à refuser une pensée dès qu’elle contredit clairement la vérité de Dieu.

Philippiens 4:8 nous indique également sur quoi porter nos pensées : ce qui est vrai, honorable, juste, pur, digne d’être aimé et digne de louange.

 portez vos pensées sur tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est digne d’être aimé, tout ce qui mérite l’approbation, ce qui est synonyme de qualité morale et ce qui est digne de louange. 

La victoire ne consiste donc pas uniquement à chasser une mauvaise pensée. Elle consiste également à nourrir délibérément une pensée conforme à Dieu.

Le renouvellement de l’intelligence est un impératif

La conclusion de l’enseignement est sans ambiguïté :

« Le renouvellement de l’intelligence n’est pas une option. C’est un impératif. »

Une pensée non renouvelée peut empêcher de saisir une opportunité, de marcher par la foi, de prier avec assurance ou d’exercer son autorité spirituelle.

Il faut donc apprendre à reconnaître les pensées de rejet, de honte, de petitesse, d’échec et d’incrédulité avant qu’elles ne deviennent des forteresses.

Ne laissez pas une ancienne blessure écrire votre avenir.

Ne laissez pas un échec devenir votre identité.

Ne laissez pas chaque pensée devenir automatiquement votre vérité.

Vous avez la possibilité de choisir ce que vous allez nourrir.

Et lorsque la Parole de Dieu commence à gouverner votre manière de penser, votre manière de vivre change également.

Cet article est issu de l’enseignement “Blessures de l’âme et pensées négatives : comment fermer la porte à l’ennemi ?” de Ps Bola Ogedengbe

La Compagnie Théophile

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